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Venez partager la vie plutôt drôle d'un biker Harley davidson membre du "Legendary Alpes Chapter".
Au menu: photos, vidéos, réflexions sur tout et rien, mais surtout humour et convivalité
consiste à boucler le plus rapidement possible
– évidemment – quatre tours d’une piste ovale longue de 400 mètres… et exclusivement faite de glace.
Autant dire que les clous sont indispensables pour tenir la route. Et il faut les voir, ces funambules givrés, prendre un angle de furieux à rendre jaloux n’importe quel pilote de MotoGP ! «
Arriver en pleine vitesse dans un virage en bagarre avec trois autres adversaires, ça fait monter l’adrénaline, on peut même dire que c’est chaud », raconte Claude Gadeyne (51 ans), actuellement le
seul représentant tricolore de la discipline. Comme les autres, le pilote nordiste fait abstraction des risques. « C’est clair que les pneus, c’est comme des scies circulaires, mais si tu commences
à penser que les clous peuvent te cisailler, tu ne prends même pas le départ, reprend-il.
Non, on n’y pense pas et, s’il y a toujours quelques chutes, les pistes sont parfaitement sécurisées et l’équipement du pilote est adapté. » Combinaisons en Kevlar®, gants, épaulettes et
genouillères
de circonstance donnent aux spécialistes de la discipline des allures de gladiateurs tout droit sortis
d’un Mad Max transposé au pôle Nord. Quant à leurs montures, elles ont également une sacrée gueule, indémodable malgré un design peu évolutif. C’est le constructeur tchèque Jawa qui a imposé son
modèle depuis des décennies dans la catégorie unique des 500 cm3, auxquels le règlement impose un moteur à deux soupapes et, comme carburant, le méthanol qui permet de comprimer le
moteur grâce à son caractère détonant (puissance entre 70 et 75 ch). « Il y a un gros travail des préparateurs sur les arbres à cames, les ressorts de soupapes, les pistons…, note Claude
Gadeyne.
Ultime précision : la boîte ne comprend
que deux vitesses et un point mort. La première ne sert qu’au départ de la course, la seconde doit être
enclenchée quasiment dans la foulée et le rétrogradage est proscrit, sous peine d’exploser le moteur. Ultra-dominée par les Russes, la discipline ne concerne plus en effet qu’un nombre restreint de
pays (Russie, Suède, Finlande, République tchèque, Pologne, Allemagne, Autriche…), et seuls les passionnés se souviennent que la France en faisait partie il y a encore vingt ans (Grenoble a même
accueilli la finale des championnats du monde par équipes en 1988). Aujourd’hui, il n’existe plus de pistes spécifiques dans l’Hexagone et « il faut aller jusqu’en Suède pour pouvoir s’entraîner
dans de bonnes conditions », précise Claude qui poursuit sur le ton du regret : « Autant dire qu’il y a de quoi en décourager plus d’un et d’ailleurs, personne en France ne m’a jamais contacté
pour
prendre ne serait-ce que des renseignements. » Les conditions climatiques qui règnent actuellement sur
l’Hexagone vont peut-être susciter quelques vocations... Ca vous tente ?